Extrait de la lettre de Jean-Paul Escarmelle
Gaume, Belgique, le 2 novembre 2001

En 1997, lors d'une ballade en montagne avec mon fils Benjamin, pendant l'ascension du lit d'un torrent, j'ai calé au bout de 5 minutes de monté. Mes jambes ne me portaient plus et j'étais à bout de souffle. Marcher m'est devenu de plus en plus pénible. Les douleurs sont apparues d'abord dans les genoux, puis les jambes et ensuite dans les lombaires. Le mal s'est étendu aux épaules et à la nuque. J'ai décidé de prendre le taureau par les cornes lorsque mes auriculaires ont commencé à se paralyser partiellement. Je ne pouvais plus garder mes bras levés car ils étaient sans force.

J'ai pris la décision de quitter la médecine douce et d'aller trouver un allopathe convaincu. Les examens cliniques ont commencé en 98 et le 06/07/2000 la clinique de Mont Godine me donnait les derniers résultats des analyses qui confirmaient une hémochromatose.

Malgré le traitement, le mal persistait et je dois dire s'amplifiait. J'ai subi bon nombre d'infiltrations de cortisone, le soulagement était éphémère. Bien qu'étant un bricoleur averti, j'ai préféré le fauteuil à l'atelier : meilleur moyen pour mener tout droit à la déprime.

En mai 2001, mon épouse lit l'article de Jacques Gauthier : " Il s'étire pour pouvoir marcher. " Ce sexagénaire québécois voué à la chaise roulante traverse le Canada, soit 6500 km, grâce au stretching. Je me suis dit, pourquoi moi le petit Gaumais, je ne pourrais pas de nouveau attaquer les chemins de moyennes montagnes.

Nous avons assisté à la conférence présentée par Jacques le 04 mai à Namur. Je me suis inscrit aux stages, avant la conférence. J'ai suivit la formation, du 07 au 10 mai à Wépion. Ce stage a été formidable.

Je m'étire depuis cinq mois, je décide de retourner vers le végétarisme, je rencontre Maryse qui travaille dans le même sens que moi et nous décidons de créer une ASBL dont le but est une meilleure santé au naturel. Je suis impatient de connaître la suite. J'ai de nouveau le goût de vivre.